FETES ET CEREMONIES

Il est des moments durs et ternes dans le quotidien, la vie était jalonnée de hauts et de bas.
Cependant les femmes vivent dans la préparation des instants agréables, fêtes, cérémonies et plaisirs de tout genre.
Les marocaines sont douées pour cela car on ne peut être gaie sans une heureuse disposition de caractère : elles sont, en général, amatrices de vie de plaisir, de ripailles, de jeux et d’agrément.
Il est vrai que les peuples diffèrent dans leur psychologie globale et dans la façon dont les groupes y évoluent et vivent les scansions de la vie humaine.

L’heureuse nature de la terre marocaine, les différences de couleurs, la luxuriance de la végétation, les modes de vie de l’habitat ont légendairement offert les conditions d’une vie douce car tout y concourait et y concourt, fort heureusement, encore de nos jours.
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Le verre de thé

Ainsi  la douceur climatique et les patios des maisons sont le jardindes délices aux fins des après midi. Après les tâches de la matinée et les travaux de milieu du jour, broderies ou tapisseries ou autres…les femmes avaient coutume de se réunir autour de verres de thé ou de café fumant, assises sur des matelas très bas, des sofas ou des tapis jetés à même les mosaïques.
Cette réunion en elle-même est un moment de grâce pris sur le temps et la lassitude.
Pays des fantasias et des mariages grandioses, des cérémonies extrêmement minutieuses et significatives, lieu de ressac de toutes les cultures du monde de par sa situation géographique le Maroc a offert de tous temps la qualité de son hospitalité et la générosité de son accueil.
Ces deux derniers traits proviennent de son sceau arabe et musulman, survivance des difficultés vécu dans les déserts et au cours de très longs périples.
En effet les arabes vivaient sur des terres très dures climatiquement hostile. Séparés les uns des autres par de très grandes distances, ils voyageaient par caravanes qui mettaient des semaines sinon des mois à arriver à destination.
De plus le pèlerinage a toujours fait se rencontrer à la Mecque les musulmans de tous les horizons même lorsque le voyage était une aventure extrêmement ardue, si bien que l’hospitalité et la générosité de l’accueil sont restées un trait de caractère arabe et musulman.
Or accueillir quelqu’un c’est le recevoir chez soi, le délasser, le restaurer, le réjouir et fort évidemment ce sont les femmes auxquelles incombent les taches d’embellir leurs demeures, de préparer les réceptions et de veiller à leur bon déroulement.

La convivialité
 

Ce don de la convivialité et cet amour du plaisir à vivre en société a permis aux femmes une vie jalonnées de rires, de you –you et de démonstration euphoriques. Il est loisible de décrire des particularismes assez nets d’une région à l’autre : les orchestres de femmes qui font l’orgueil d’une ville comme Tétouan n’auraient en aucune manière existé dans le temps, il n’y a pas si longtemps ! Hajja Sili, célèbres il y a quelques décennies sont les artistes d’une époque révolue, celle qui les excluaient.
Actuellement les orchestres de musique andalouse constituait de jeunes filles sont une reviviscence de la plus pur tradition musicale.
Les différentes régions du Maroc sont très jalouses d’elles- mêmes car elles ont atteint chacune un tel achèvements de leur culture propre qu’il est difficile de penser trouver aussi bien que soi ….à proximité.
Mais les différences interrégionales s’atténuent et une même civilisation marocaine se recrée sous nos yeux et d’autres fêtes naissent de la modernité.
 

Les anniversaires d’enfants par exemple sont de nouvelles manifestations liées à la précision moderne.
Il n’y a pas encore si longtemps de cela, les femmes n’avaient jamais pensé commémorer la naissance de leurs enfants. Mettons que personne ne se préoccupait des dates exactes, de la certitude de l’âge, des termes et des échéances.
Et cette vision et ce vécu du temps étaient certainement beaucoup plus doux que ce cisaillement par les dates et les évènements personnels et sociaux.
Un tas d’enfants sont invités et ils sont endimanchés comme leurs mamans, ballons, cellophanes, petits cadeaux pour tous, bonbons, sucreries, chocolat par monceaux, offrandes au héros ou à l’héroïne de la fête, Mickey, Donald en quantité. Les anniversaires d’enfants restent une fête citadine, elle est l’inspiration moderne mais les occidentaux eux même ne fêtent l’anniversaire de leurs enfants que depuis le vingtième siècle, siècle de l’enfance et de l’avènement de la jeunesse qui a transformé considérablement la vie des enfants de par le monde.
 

Au Maroc, il y avait d’autres occasions de fêter les enfants. Aujourd’hui on aurait tendance à tout fêter, les anciennes et les nouvelles réjouissances…. ce qui est heureux.
 

Si l’on considère le déroulement de l’enfance des petits garçons et des petites filles, on retrouve une multitude d’occasion de les fêter et de leur apprendre ainsi le sens de la fête et de la nécessité.